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gimilio_co120x134.JPGOleuropéine et symbiotes de la mouche de l'olive  -  par RGimilio|Administrateurs

Le trimestriel Le Nouvel Olivier n° 116 avril-juin 2019 publie plusieurs articles concernant la productivité des oliviers dont un important dossier de 9 pages (pp. 28-37) à la rubrique Bulletin bibliographique n° 3. Plusieurs aspects de la biologie de la mouche de l'olive et de ses symbiotes ainsi que les effets du cuivre (pp.35 à 37). Après avoir lu attentivement ces pages, je reste sur ma faim. Quels sont les actions pratiques à retenir par un oléiculteur ? Quinze lignes d'un encart pour signaler que 

« les produits à base de cuivre ne disposent pas d'homologation phytosanitaire contre la mouche, nous nous interdisons de conseiller explicitement leur utilisation pour cet usage dans nos bulletins de préconisations même si les traitements cupriques de fin d'été, habituellement appliqués contre l'oeil de paon coïncident avec  la période où la population de mouches est à son apogée dans les oliveraies ».

Quel manque total de la plus élémentaire connaissance de la biologie de la mouche de l'olive nécessaire à la compréhension de l'action du cuivre sur la transmission des bactéries symbiotes de la mouche mère à l'oeuf qu'elle pond et au capuchon bactérien dont elle coiffe son oeuf pour la transmission du symbiote.

1 - Erwinia dacicola : on en a parlé en 2015 (SHHNH)

Le développement du bulletin bibliographique met l'accent sur la nouvelle bactérie Candidatus erwinia dacicola chez la mouche de l'olive et son rôle dans le symbiote de mouche de l'olive (endosymbiote installé dans le tube digestif de la mouche, ampoule rectale et diverticule oesophagien). Dans notre article (Raymond Gimilio) sur La mouche de l'olive, ses symbiontes, les pesticides et le cuivre (Annales de la SHHNH, vol. 155, année 2015), je n'avais eu qu'une connaissance superficielle de cette nouvelle bactérie et j'avais surtout cité Pseudomonas savastanoi. Nous avions seulement cité Candidatus erwinia dacicola (Capuzzo et al., 2015), "une bactérie qui a co-évolué avec B. oleae". Mon modeste travail de scientifique-oléiculteur devançait en 2015 les bulletins bibliographiques de la revue Le Nouvel Olivier de 2019.

2 - Le rôle du cuivre : on en a parlé en 2015 (SHHNH)

L'article de la SHHNH a déjà fait la lumière sur le rôle du cuivre dans le cycle de la mouche de l'olive, expliquant que la chaine bactérienne s'interrompt entre la mère mouche et l'oeuf pondu. Il fait aussi le point sur le rôle protecteur supposé des symbiotes vis-à-vis des pesticides, ceux-ci étant digérés, hydrolysés par les bactéries ayant acquis la capacité de dégrader les pesticides.

Les ions cuivre déposés à la surface des fruits, des feuilles et des rameaux sont bactéricides. Le mouche qui lèche ces organes végétaux stérilise son tube digestif mieux que ne le feraient les plus puissants antibiotiques.  La mouche, en pondant avec son sabre ovipositeur, doit traverser un dépôt d'ions cuivre sur le jeune fruit? Ces ions stérilisent le capuchon bactérien maternel qui coiffe l'oeuf et qui doit assurer la transmission des symbiotes à la larve. Plus de symbiotes, plus de nourriture à la mouche (adulte et larve) qui ne peut plus digérer le trop-plein de bactéries de son tube digestif : elle est affaiblie, affamée, et peut en mourir.

3 - Le rôle défensif de l'oleuropéine du fruit de l'olivier

Le mérite de l'article du Nouvel Olivier est de souligner le rôle joué par un composé chimique présent dans les jeunes olives, l'oleuropéine. Ce composé phénolique, un puissant anti-oxydant, il donne aux olives un caractère acerbe qui brûle la bouche de l'imprudent humain qui voudrai croquer une jeune olive verte. Au fur et à mesure que l'olive grossit et mûrit, la quantité d'oleuropéine diminue jusqu'à devenir infinitésimale chez certaines variétés (comme la caillette olive de Nice). L'accumulation de l'oleuropéine dans les jeunes fruits serait un des moyens dont disposent certaines espèces fruitières pour se défendre contre les larves des insectes phytophages comme les mouches des fruits et la mouche de l'olive en particulier. L'article publié en 2015 (en anglais) par Ben-Yosef, Pasternak, Yurkevitch et Yuval (cité par le Nouvel Olivier) est clair à ce sujet :

« sans ses symbiotes, le développement de la larve de mouche de l'olive, dans les olives vertes, est soumis à des contraintes majeures. Ces contraintes ou restrictions sont surmontées par les bactéries symbiotes. Or, nous avons vu plus haut, que le cuivre agit sur la stérilisation du capuchon bactérien qui transmet les symbiotes de la mère mouche au fils larve. »

La diminution de l'oleuropéine dans l'olive en maturation expliquerait pourquoi en septembre-octobre, les fruits qui ont commencé leur maturation sont plus attaqués. On assiste à un foisonnement des larves et des olives attaquées, tous les stades sont présents de mode désynchronisé. Il conviendrait de voir si dans les variétés réputées peu sensibles à la mouche, il y a une corrélation avec le taux d'oleuropéine et à contrario, chez les variétés sensibles à ce parasite.

Notre bonne conclusion

Nous dirons que sur le plan scientifique, les résultats ce ce bulletin bibliographique sont très intéressants. Ils m'apportent des compléments par rapport à mes connaissances de 2015. Le contexte réglementaire invoqué est respectable mais il n'est pas question d'inonder les oliviers sous des tonnes de cuivre. L'action antibactérienne du cuivre est à dose quasi homéopathique. Ce sont des ions cuivre qui agissent, comme dans les poignées de portes utilisées dans la lutte contre les bactéries responsables de maladies nosocomiales : c'est de la poudre de cuivre qui est incorporée dans un vernis poreux qui est peint sur les poignées de portes. Donc, on peut fractionner les apports de cuivre sans mettre en cause les traitements antifongiques de la fin de l'été. Ces traitements sont indispensables pour lutter contre l'oeil-de-paon et la cercosporiose, lesquels peuvent avoir, accessoirement, une certaine action sur les larves de notre Dacus. Le piégeage alimentaire doit débuter dès la sortie des adultes des pupes du sol et agir dans la période où les mouches (mi-mai à fin-juin) où les mouches se nourrissent comme nous l'avions déjà indiqué dans différents articles (miellats et nectars, léchage des feuilles et rameaux, exploitation des fientes d'oiseaux, etc.)

Le point d'attaque stratégique est le moment où les fruits jeunes et leur oleuropéine font pression pour contrer le développement de la mouche dans l'olive jeune. C'est sur ces jeunes fruits, lorsqu'ils atteignent la taille de 0,5 à 0,7 cm (fin juin-début juillet), que l'on doit appliquer le traitement au cuivre (1/4 de la dose annuelle qui est de 40 kg/ha ou 40 g/l de solution amateur, soit 10 kg/ha ou 10 g/l en solution amateur).

Il est impossible de ne pas mettre de bouillie bordelaise autour des fruits (rameaux, branches, etc.) mais il faut éviter de faire ruisseler au sol. C'est là le moment optimal et non à la fin de l'été début automne. Je suis un citoyen libre, fort de mon doctorat en sciences biologiques et de mon expérience d'oléiculteur (depuis 2000). Je me sens libre de conseiller en toute connaissance scientifique de la biologie de la mouche de l'olive. L'homologation viendra ! Je conseille explicitement un traitement au cuivre aux dates données ci-dessus (fin juin-début juillet, olives de 0,5 à 0,7 mm de diamètre), SAUF si la canicule sévit, le développement et les pontes de la mouche étant inhibés, voire détruits par la chaleur et la sécheresse.

Attention, piègez les mouches pour détecter les vols au moment du retour des températures et des taux d'humidité optimaux pour le développement de la mouche. L'avis du technicien sollicité par le Nouvel Olivier (p. 37) est timoré et entaché d'ignorance de la biologie du parasite et de ses symbiotes. Il lui faut étudier le cycle de la mouche que ses prédécesseurs ont aimablement élaboré et mis à notre disposition (AFIDOL et CTO). Nous le reproduisons ci-dessous.

mouche_cycle_cg300x227.jpgD'après un document AFIDOL

Une dernière remarque pour constater que la recherche scientifique sur les parasites de l'olive est localisée en Italie, Israël, USA (Californie), Australie, etc. Elle est inexistante en France où l'INRA semble avoir baissé le rideau. Dommage.

Nous suggérons qu'un erratum pourrait bientôt être publié par le Nouvel Olivier. En attendant, les commentaires sont autorisés sur ce site Internet. La discussion est ouverte.

Raymond GIMILIO
Diplômé d'études supérieures de botanique
Docteur en Sciences biologiques mention écologie
Oléiculteur à Claret (Hérault)
Chevalier du mérite agricole et majoral des Chevaliers de l'Olivier du Languedoc-Roussillon

Publié le 21/07/2019 @ 09:13  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
logos/logo_olive-info200x45.jpgLa pollinisation expliquée aux oléiculterus  -  par RGimilio|Administrateurs

Nous rebondissons sur le problème de la pollinisation de l'Olivier, facteur important de la productivité de nos oliveraies, au même titre que le sol.  Le site suivant nous en conne l'occasion.

bandeau_olive-info.jpg

Catherine BRETON et André BERVILLE nous donnent là l'occasion de nous instruire sur ce sujet que nombre d'oléiculteurs, nos confrères, semblent avoir mal compris. Nous avons pris l'initiative de recueillir cet article, de le mettre à votre disposition en téléchargement et de faire pointer un lien sur le site olive-info (cliquez sur le bandeau ci-dessus ou sur ce lien). Merci à Luc POULAIN d'ANDECY pour son action inlassable en faveur de l'Olivier, action digne du Chevalier de l'olivier du Languedoc-Roussillon (honoris-caus) qu'il est.

Merci Luc pour ton travail.

Publié le 25/04/2019 @ 13:59  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
logos/logo_hodf.jpgLe Moulin à huile THOMASSOT dans le Gard  -  par Raymond_Gimilio|Administrateurs

Le Concours Général Agricole (CGA) c'est le goût avant tout. Le Concours Général Agricole organise sa 128ème Édition qui récompense les meilleurs producteurs agricoles. Jeudi 24 janvier 2019 se déroulait la cérémonie des Prix d'Excellence 2019 au ministère de l'Agriculture. En qualité de Juré officiel du Concours Général des Produits oléicoles, je me suis vu remettre le 24 février 2019, à l'accueil du jury des Produits (hall 7.2) un livre intitulé « Voyage au cœur du goût : Paris 2019 Prix d'excellence » édité par le Ministère de l'Agriculture, récapitulant les prix d'excellence du CGA. C'est la première fois que j'entendais parler de ces prix et j'estime que la presse nationale ne leur a pas donné tout l'écho mérité. Notre agriculture est la première source d'export et contribue à alimenter les caisses de notre commerce extérieur. Dans le domaine oléicole, nous avons une production insuffisante comparée à celle de grands pays producteurs voisins mais elle est de qualité !

Donc, je cite « A la différence des médailles qui récompensent le niveau qualitatif d'un produit, le Prix d'Excellence distingue la régularité dans l'excellence d'un producteur ou d'une entreprise. Le barème est le suivant, dans les 3 dernières éditions du CGA : 

  • médaille d'or : 5 points,
  • médaille d'argent : 3 points,
  • médaille de bronze : 1 point.

Notre sud-est de la France a été distingué pour sa charcuterie, ses vins, ses produits laitiers et l'huile de nos oliviers. C'est le Moulin à huile Thomassot de Verfeuil (Gard) qui a été distingué avec 3 médailles d'or : 2016, 2017 et 2018. Le moulin, c'est Claire, la « petite reine de l'olive AOP de Nîmes » mais Claire et Michel ont mené leur vie ensemble. Ils ont construit leur maison familiale en 3 ans, ils ont fondé leur famille et, Michel (à la retraite) s'implique davantage.

Je ne vais pas reproduire ici les 5 pages qui leur sont consacrées (158-161). Le secret de leur huile ? Elle ne subit aucune filtration et Claire dixit « je la laisse faire son dépôt. ». Cette huile est disponible :

  • en vente directe au moulin, toue l'année, sur rendez-vous et en dehors des horaires habituels,
  • dans les marchés d'été, de mars à octobre, le mercredi à Goudargues et le vendredi à Barjac,
  • dans deux points de vente en local à Verfeuil et à Goudargues.

La propriété est  reprise par Claire en 1996 et compte en 2000 1.500 arbres; En 2012 vient le prix d'excellence. La persévérance paie, un 2e prix d'excellence viendra.

Bravo à cette femme et à son mari qui honorent une profession (oliverons et mouliniers). 

Nous apprenons en dernière minute qu'une nouvelle médaille d'or a été décernée au CGA 2019 (24/02/2019) au moulin Thomassot. Cliquez sur le logo ci-dessous pour télécharger le palmarès officiel du Concours 2019.

logo CGA.jpg

Publié le 25/02/2019 @ 10:42  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
La journée technique du 15 mars à Pignan  -  par Raymond_Gimilio|Administrateurs

J'ai représenté l'UPPO34 à la journée technique de la Coopérative Pignan-Sommières le 15 mars. Le programme de la journée prévoyait :

  1. Le matin : Conférence en salle de M. Alex SICILIANO sur les maladies de l'olivier,
  2. L'après-midi  :Démontration de taille par Michel DURIEZ

Un repas amical réunissait à 12h15 14 participants.

UN CR détaillé sera soumis à l'UPPO34.

Publié le 18/03/2018 @ 05:30  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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