En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
Texte à méditer :   L'union fait la force.   Proverbe
Texte à méditer :   L'union du savoir et du faire savoir.   Luc Poulain d'Andecy
Texte à méditer :   E s'avès un paú d'oli, boun animà, una raida aqui dintra per ougne lou pan ;;;   Doum Franco, curé
Texte à méditer :   A coeur vaillant, rien d'impossible   Jacques Coeur
Texte à méditer :   Vous lui faites quoi à votre olivier ? Rien ! Il vous le rend.   Sagesse populaire
Texte à méditer :   Demandez et on vous donnera.   Evangéliste
Texte à méditer :   Les chiens aboient, la caravane passe.   Proverbe arabe
Texte à méditer :   L'optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès   Lors Baden-Powell
Texte à méditer :   Qui laboure ses oliviers les prie de donner du fruit, qui les fume le demande, qui les taille l'exige.   Dicton pupulaire
Texte à méditer :   Nourrissez vos oliviers, il vous le rendront !   Celia Gratraud
Texte à méditer :   L'oulivié a cent ans es encaro un infant   Dicton
Texte à méditer :   Qui sème sans fumier récolte sans panier   Dicton
Texte à méditer :   Si tu es avare en semaille, tu ne feras point ripaille   Dicton
Vous êtes ici :   Accueil » La mouche de l'olive : le cycle biologique
 
 
Modalités de traitement questions / réponses sur ce forum

Comment soumettre les questions et avoir des réponses sur ce site, faites la demande sur «Contact». Accès réservé aux adhérents de l'association « MON OLIVIER ». Cliquez sur l'icône  aide_txt.jpg  ou Cliquez sur ce lien pour en savoir plus.

Ravageurs

Qui menace nos olives et oliviers

Documentation

Pour l'internaute qui veut se connecter à ce site. Cliquez l'icône ci-dessous.

logo gimiliOli conseil.JPG

Recherche
Recherche
Visites

 136100 visiteurs

 9 visiteurs en ligne

Calendrier

La mouche de l'olive est scientifiquement désignée comme Bactrocera oleae (Gmelin, 1790). Elle appartient à la famille des Tephritidae, ordre des Diptera. Une abondante littérature a été consacrée à cet insecte hautement nuisible dont les ravages ont entraîné des conséquences économiques importantes.

Ce ravageur est connu depuis l'antiquité. Il est vraisemblable qu'il a co-évolué avec le genre Olea et particulièrement l'espèce Olea europaea. On connait  l'histoire de l'esclave romain tués dans une cave de Pompéi par l'éruption du Vésuve.

olives_pompei.jpg

Olives provenant d'une cave de Pompéi (an 63 ac)

Ces olives fossilisées contenaient ... des larves fossilisées de Bactrocera (selon le labo du CNRS de Bordeaux).

1 - Le contexte de l'Oliveraie

J'ai publié en 2015 un article sur la Mouche de l'Olive dans les Annales de la Société d'Horticulture et d'Histoire Naturelle de l'Hérault (vol. 155, année 2015) intitulé « La muche de l'olive, ses symbiotes, les pesticides et le cuivre ». Cet article a été validé par un comité de lecture scientifique dont un éminent entomolgiste, Gérard Duvallet. J'ai affirmé la résistance aux pesticides de B. olea et le rôle de ses bactéries symbiotes dans cette résistance. J'ai aussi montré comment le cuivre pouvait intervenir en contrariant les développement et la nutrition des larves à partir des travaux des chercheurs italiens (Belcari et Bobbio, Université de Florence, 1999).

La destruction de l'équilibre écologique par des traitements de pesticides durs et violents est la cause de la prolifération de la Mouche qui, de plus, grâce à ses symbiotes, se nourrit des produits de dégradation des dits pesticides. Le cuivre permettrait de stériliser la transmission des symiotes de la femelle à se descendance. Sans symbiotes, pas digestion possible de la cellulose des jeunes olives, seule nourriture de la jeune larve.

2 - Biologie et cycle du ravageur

Pourquoi parler de la biologie et du cycle du ravageur ? Parce-que la lutte contre un parasite, pour être efficace, nécessite de connaître son ennemi dans sa vie intime, afin de connaître le-les moment-s où il est le plus vulnérable. Une recette de cuisine peut n'avoir aucun effet et, au contraire, avoir des effets indéirables. Notamment celui de faciliter le développement de bactéries symbiotes résistances au pesticides qui vont "couvrir" le parasite.

A la sortie de l'hiver, la mouche hiverne dans la terre à 4-6 cm de profondeur, sous forme de pupe (le ver, insecte imparfait a donné une nymphe dans un cocon blindé). Le cycle ci-dessous va nous permettre de suivre le développement du parasite.

mouche_cycle_cg.jpg

Cycle biologique de Bactrocera oleae (présentation Celia Gratraud, CTO,  sd)

Ce cycle commence avec l'émergence du sol des jeunes adultes qui se sont frayé un chemin jusqu'à un brin d'herbe. La mouche sèche ses ailes, les déploie et s'envole. Mâles et femelles se recherchent, s'accouplent, les femelles sont fécondées. Nous sommes vers le 13 mai. Il n'y a pas encore d'olives sur les arbres, tout juste des fleurs.

2.1 - En attente des olives

La mouche est là mais les olives seront aptes à héberger les pontes seulement à la fin de juin-début juillet. Que fait donc le parasite de mi-mai à fin juin ? Les femelles doivent mûrir leurs oeufs : 200 à 400 oeufs !.

Elles partent à la recherche de nourriture. Toue est bon : déjections d'oiseaux sur les branches, léchage des bactéries sur les rameaux, jus de fumiers dans les écuries ou étables, ... Tou ce qui va apporter de quoi synthétiser des protéines. La femelle semble n'être fécondés qu'une fois, elle stocke la semence du mâle dans une spermathéque qui libérera un spermatozoïde par oeuf pondu.

C'est le moment d'offrir a ces affamés les pièges odorants qui vont les attirer et les détruire ! Nous verrons ces piges plus loin.

2.2 - La ponte des femelles

Les olives ont enfin atteint leur taille voulue : 5 mm à 7 mm. Elles sont gorgées de sucre et commencent à produire de l'huile. La femelle se positionne sur un fruit, la tête vers le pédoncule, sort son ovipositeur et perce la peau de l'olive. 

oeuf_pr_a_pond.jpg

Ovipositeur de la femelle de Bactrocera oleae (crédit phot Jean Lecomte)

La ponte faite, elle se retourne et léche le jus nourrissant qui sort de la plaie de ponte.  Elle marque l'olive pour ne pas y retourner mais une autre mouce peut piquer à son tour. L'oeuf va mettre 2 à 4 jours pour donner naissance à une larve qui va traverser un capuchon bactérien déposé par sa mère et avaler les précieuses bactéries symbiotes qui vont l'aider à digérer la pulpe de l'olive qu'il va ronger.

oeuf_pondu.jpg

Oeuf pondu sous la peau de l'olive

La larve (ver) va mettre 10 à 15 jours pour grossir. Il va terminer sa galerie sous la peau de l'olive, laisse un mince opercule, recule et se transforme en nymphe dans un cocon, la pupe. Au bout de 14 jours, une mouche émerge de l'opercule et recommence le cycle. Ce cycle a duré environ 1 mois depuis la ponte de la femelle.

mouche_sort_olive.jpg

Jeune mouche émergeant de l'olive (credit photo Jean Lecomte)

Le cycle recommence, sauf si la chaleur ou la sécheresse interviennent pour incapaciter les adultes (août-septembre). 

2.3 - Cycle aérien

Si la température le permet, la mouche s'accouple, la femelle pond dans une olive et un mois plus tard, il sort une nouvelle mouche. 200 oeufs = 200 mouches qui vont pondre à nouveau 200 œufs.

En septembre, la température baisse, les pluies sont là et le parasite explose littéralement. On trouve des milliers de mouches (ce fut le cas en 2015 !).

Les olives tombent au sol, le ver détecte la chute et sort de l'olive, s'enterre à quelques cm de profondeur ou sous un gravier. Il va s'empuper et hiverner jusqu'au printemps suivant.

3 - Hibernation

Nous pensons que les mouches, comme beaucoup de diptères, arrivent à survivre en se réfugiant dans des endroits abrités (souches creuses, galeries dans les murs de pierres sèches, ...). Elles se mettent en stase (vie ralentie). Ces mouches ont grossi, accumulé des réserves et des bactéries symbiotes. Il leur reste des ovules non-pondus. Elles vont pouvoir pondre à la fin du printemps suivant, dans des olives ou des fruits d'oléacées ?

En conclusion, comment lutter ?

En lisant l'ouvrage de mon ami et collègue Jean LECOMTE Ingénieur de recherches du CNRS et photographe scientifique hors-pair. Je recommande son ouvrage « Lutter naturellement contre la Mouche de l'Olive » (Edisud, 2015). Je le remercie de son travail remarquable.

Voyez l'article sur les vulnérabilités de la mouche de l'olive.


Catégorie : Ravageurs - Insectes
Page lue 4254 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

L'olivier

D'où viens-tu olivier ? Qui es-tu

Conduite Oliveraie
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>


  136100 visiteurs
  9 visiteurs en ligne

  Nombre de membres 46 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Nous contacter
Sondage
Ce site vous-a-t-il été utile
Devinette

Je peux lire dans vos pensées. Vous n'y croyez pas ? Essayez ! Vous n'en reviendrez pas...

Vous êtes ici :   Accueil » La mouche de l'olive : le cycle biologique
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>


  136100 visiteurs
  9 visiteurs en ligne

  Nombre de membres 46 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.

Avant de soumettre ce formulaire, veuillez lire et accepter les Mentions légales.

J'accepte :
Recopier le code :
3 Abonnés